A propos…

Rose Laurens - Biographie

Je suis née à Paris, je vis à Paris depuis toujours, ce qui fait de moi comme le disent mes amis, une vraie Parisienne ! Je suis née dans une famille où la musique tenait déjà une place essentielle. Mon grand-père paternel que je n’ai pas eu la chance de connaître était violoniste à l’opéra de Varsovie et je dois dire que mon père avait une très belle voix de ténor ce qui m’a permis de me familiariser très tôt avec tout style de musique pourvu que j’aie le frisson.

Mais malgré mes dix années de piano classique, moi j’ai mal tourné ! Après des études au lycée Victor Hugo (coïncidence ? …) et enfin mon bac, j’ai encore eu le courage de faire deux années de licence de russe à l’Institut des Langues et des Civilisations Orientales, et même si cela faisait très sérieux, il était temps pour moi de passer à la seule chose digne d’être vécue, une vie choisie, libre, une vie de saltimbanque : « de la musique avant toute chose ». Et pendant que mes camarades étudiaient consciencieusement, je rêvais de chanter, de chanter…

Je vous passerai mes années de galère, pourtant quand j’y pense, il ne m’en reste que de beaux souvenirs. Avoir été la soliste du premier groupe de rock progressif français, Sandrose, m’a permis dès le début de travailler avec de grands musiciens français tels que Georges Rodi et Jean-Pierre Alarcen, un de nos plus grands guitaristes. Hélas, malgré des critiques dithyrambiques dans la presse anglaise (les titres étaient en anglais) la musique ne nourrissant pas, nous n’avons tenu que deux ans, puis nous nous sommes séparés.

Sur mon chemin, j’ai rencontré Michel Berger et Véronique SansonMichel voulait me faire signer un contrat de sept ans et m’écrire des chansons après avoir entendu ma voix sur une maquette qui se baladait dans le métier. Il me reste de cette rencontre quelques enregistrements très touchants où Michel et Véronique m’accompagnent au piano. Puis il y eut William Sheller

Mon destin était ailleurs…

Au moment où Claude-Michel Shönberg cherchait désespérément sa Fantine pour l’enregistrement de l’album « Les Misérables », moi je venais de rencontrer celui qui allait changer le cours de ma vie : Jean-Pierre Goussaud. Et toujours cette fameuse maquette qui se baladait et qui finit par atterrir chez Claude-Michel. Il m’appelle. Je vais faire quelques essais chez lui. Ça y est, je serai la Fantine de l’album. Et la scène ? En effet, « Les Misérables » allaient être montés au Palais des Sports.
Une audition est prévue avec Robert Hossein. Je m’y précipite. Quand je suis arrivée et que j’ai vu tout ce monde qui convoitait ce rôle, j’ai eu juste envie de revenir chez moi en courant, mais mon tour arrive enfin. J’ai les jambes qui tremblent et je me souviens juste de Robert Hossein qui hurle soudainement : c’est elle, elle sera Fantine ! Je me rappelle aussi le coup de fil passé à ma mère où je lui hurlais au téléphone : « Je suis Fantine ! » Et me voilà tous les soirs sur la scène du Palais des Sports à jouer la comédie et chanter avec un orchestre classique de quatre-vingts musiciens et surtout créant « l’Air de la Misère » et « J’avais rêvé d’une autre vie ». (Ça ne vous rappelle rien ?).

Ce n’est pas un souvenir, c’est une partie de moi-même. Et pendant ce temps, Jean-Pierre travaille sur mon premier album : « Déraisonnable » avec bien sûr … « Africa », la seule chanson que nous n’avions pas l’intention de sortir en single ! Mais le destin… Africa transforme ma vie, notre vie. Les Allemands nous demandent la version anglaise et nous voilà numéro un en France, bien sûr, mais surtout en Europe (Allemagne, Espagne, Pays Scandinaves, …), avions, télés, radios, nous ferons même « Top of the Pops » en Angleterre et nous voilà « Platinés », « OR’iffiés » de tous les côtés, mais surtout ce que je désirais le plus va enfin pouvoir arriver : la scène. Je vais travailler avec une équipe de musiciens sublimes, le groupe qui accompagnait Daniel Balavoine, qui hélas, venait de disparaître à cette époque. Alors commence ma rencontre unique, magique avec le public…

Puis vient mon deuxième album, « Vivre ». Enregistrement en anglais, même combat, télés, radios, Allemagne, Espagne, Italie où je chante dans les arènes de Verone au côté d’Al Jaro et Robin Gibb. Puis, mon troisième album, « Écris ta vie sur moi ». Ma famille musicale va s’agrandir. Je travaille avec Yves Simon, mon ami Yves Duteil et Francis Cabrel qui n’avait alors jamais écrit pour une femme. Je lui fais écouter une musique que Jean-Pierre venait de finir…
Francis m’écrira « Quand tu pars », qui deviendra « American Love » et qui m’amènera jusqu’à New York où je suis invitée à chanter au Saint devant quinze mille personnes. En tant que créatrice de Fantine car à ce moment-là « Les Misérables » à Broadway sont numéro un et surtout parce que mes amis de la communauté gay se battaient pour qu’ « American Love » devienne un énorme succès là-bas.
Je n’ai jamais reçu autant de roses que ce soir-là. Ce n’est pas un souvenir, c’est une partie de moi-même. Et puis… l’Olympia… Mon père m’y emmenait souvent. Je réalisais son rêve et le mien. Mais la vie ne fait pas que des cadeaux, mon père est parti trop jeune, il ne m’y verra pas.

Et puis Jean-Pierre qui s’est battu de toutes ses forces face à la maladie. Il aura encore l’énergie de m’écrire le dernier album, « J’te prêterai jamais » ; « Moi j’y ai mis tous ses mots d’amour ».

Sur cet album, Jean-Jacques Goldman me fera le cadeau immense de m’écrire « l’Absence » sur une musique de Jean-Pierre. Il y fera aussi les guitares et les chœurs. Francis Cabrel sera là aussi, nous chanterons ensemble « P’tit frère ». Plus tard, d’un commun accord, Jean-Jacques reprendra « l’Absence » dans l’album « Urgences » pour la lutte contre le sida… Hélas, Jean-Pierre n’est plus là, il a rejoint mon ami Marc Strawzynski, qui m’a écrit de si beaux textes. Trou noir, le rideau tombe, j’arrête tout…

Et puis, l’Amour retrouvé…

« RoseRose ne renonce pas, bats toi ! » ; cela ne vous rappelle rien ? (Titanic !!!)

Alors je me réconcilie avec la vie et ma passion, bien sûr, la musique.

Vient alors l’album « Envie » pour lequel je travaille avec Louis Chedid et mon ami Jacques Cardona. Puis Mogador…

Et nous voilà aujourd’hui, ma rencontre avec Pierre Palmade.

Sans Pierre, « A.D.N. » ne serait pas né. Son talent et sa sensibilité l’ont fait éclore.

Les textes de Pierre sont l’A.D.N. de cet Album dans un univers exceptionnel de compositions musicales (F. Bernheim, E. Dimicoli, N. Meudec, R. Bensimon, J.L. Boidin).

Je suis impatiente de partager la suite avec vous.

 Rose

Merci à Alain StollYann Le Tolguenec et Julien Deboubert pour leurs contributions à mon site Internet.

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